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Andreï Desnitski étudie les métaphores bibliques à Bochum

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Le bibliste et traducteur Andreï Desnitski est en 2025 chercheur invité au Centre d'études religieuses (CERES) de l'université de la Ruhr à Bochum. Il y prépare une demande de subvention auprès de la Fondation allemande pour la recherche (DFG) pour un projet sur les métaphores sociales du Nouveau Testament et leur transmission dans les traductions. L'université elle-même a annoncé cette information.

Comme le rapporte l'université de la Ruhr à Bochum, Desnitski est né à Moscou et y a passé la majeure partie de sa vie. Il a travaillé à l'Institut d'études orientales de l'Académie des sciences de Russie (IV RAN) au département de l'Orient ancien, ainsi que comme consultant à l'Institut de traduction de la Bible, qui s'occupe de traduire les Saintes Écritures dans les langues de l'ex-Union soviétique.

Parcours académique

En 1997, Desnitski a soutenu à l'IV RAN une thèse sur la technique de traduction de la Septante dans le contexte de la poétique hellénistique, où il analysait les chants et les bénédictions du Pentateuque. Ses recherches ultérieures ont porté sur la structure des textes bibliques ; en 2010, elles ont été suivies d'une habilitation avec un travail sur la nature et la fonction du parallélisme biblique. En 2015, pour sa contribution scientifique significative, il a été nommé professeur de l'Académie des sciences de Russie. L'université note que Desnitski a récemment publié sa propre traduction du Nouveau Testament en russe.

Départ de Russie et travail en Allemagne

En raison de son attitude critique envers la guerre en Ukraine, Andreï Desnitski a quitté la Russie à l'automne 2022. Depuis, il vit avec sa femme dans différents pays, notamment en Lituanie, au Monténégro et en Allemagne. Au premier semestre 2024, il a travaillé comme chercheur invité à l'université de Münster, avant d'accepter l'invitation du CERES.

Projet sur les métaphores

Au CERES, Desnitski s'occupe avant tout de préparer une demande de financement auprès de la DFG. Dans ses recherches, il étudie comment les métaphores sociales du Nouveau Testament sont transmises dans les traductions sur fond de contextes culturels et religieux divers. Pour son analyse, il mobilise les traductions russe, tatar de Crimée et azerbaïdjanaise de la Bible, qu'il a étudiées en détail. Comme il n'existe encore presque aucune étude comparable dans la littérature spécialisée, l'université considère son projet comme une contribution importante tant à la philologie qu'aux sciences religieuses.

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Arthur Ellington

Photographie: Иллюстрация Maralles, создана с помощью ИИ