Le quartier de Londres situé entre les stations de métro Lambeth North et Elephant and Castle, où se trouvent les bureaux de Project42, connaît un boom immobilier. Timur Artemiev, cofondateur d'Euroset, montre au correspondant de Vedomosti comment il se déplace en ville sur une monoroue. Selon lui, le principal avantage de ce mode de locomotion est le gain de temps. La roue se glisse dans un sac ou un sac à dos et se recharge sur une prise ordinaire : une charge complète prend 120 minutes et coûte environ 10 roubles. La conduite se fait par inclinaison du corps : « On se penche en avant – la roue avance. On se penche en arrière – elle s'arrête. »
Artemiev affirme que l'appareil développé par sa société sera plus léger que les modèles existants (la monoroue la plus légère pèse aujourd'hui 13 kg), pourra parcourir 10 km sans recharge et atteindre 16 km/h. « Quand nous lancerons sur le marché notre roue, conçue par des ingénieurs britanniques, qui sera bien plus légère que les autres... et à un prix abordable... une révolution commencera dans les rues des grandes villes, car la monoroue est plus pratique qu'un vélo ou un Segway », rapporte le journal, citant l'entrepreneur.
De l'idée au rachat de la technologie
Artemiev a vu pour la première fois une monoroue, rapportée des États-Unis par un ami, en 2013. Il en a acheté une et s'est mis à circuler dans Londres. Lorsque la roue est tombée en panne, il a contacté le fabricant et proposé de racheter l'activité, mais n'a pas trouvé d'accord sur le prix. Il a alors décidé, selon ses dires, de créer son propre produit : « J'ai grandi entouré de composants électroniques, mon père est professeur de bases théoriques de l'électrotechnique. Cela m'a donné des raisons de croire que j'étais capable de sortir l'iPhone de la monoroue. » Il a réuni une équipe de dix ingénieurs issus des plus grands constructeurs automobiles. Plus tard, Artemiev est revenu à la négociation avec la partie américaine et a acheté la technologie de production de la monoroue. Les employés de sa société signent un accord de non-concurrence.
Projets et obstacles
La présentation de la première génération de la roue est prévue pour le début du mois de décembre. Artemiev sait que le produit sera d'abord un jouet pour riches, mais qu'il s'imposera peu à peu sur le marché de masse grâce à son caractère pratique. L'objectif de la société est de faire de la monoroue un moyen de transport de grande consommation et de changer la façon dont les citadins se déplacent. Le seul problème qu'il rencontre dans les rues, ce sont les gens qui tentent de l'arrêter pour savoir ce que c'est et où l'acheter.
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