Parmi les participants figuraient le directeur de l'Institut ukrainien de la mémoire nationale, Volodymyr Viatrovytch, et la présidente du Conseil panukrainien des associations religieuses, Alla Baranova, de la communauté bahá'íe. Le mufti Saïd Ismaghilov représentait l'organisation musulmane « Oumma ». Les spécialistes des sciences religieuses Lioudmyla Filippovytch et Ihor Kozlovsky représentaient l'Association ukrainienne des spécialistes des sciences religieuses. Le grand rabbin du judaïsme progressiste Alexandre Doukhovny, la représentante de la communauté bahá'íe Tatiana Kisseleva, Mykhaïlo Martchenko pour l'Église des fidèles de la foi native ukrainienne (RUNVira) et le métropolite de Kyiv et de toute l'Ukraine de l'Église orthodoxe apostolique en Ukraine, Stefan (Negrebetsky), comptaient également parmi les invités.
Un double sens de la date
L'idée d'un nouveau jour au calendrier avait deux destinataires. Le premier : souligner que les Églises de l'Ukraine indépendante avaient obtenu la possibilité de se développer librement. Le second : honorer les croyants qui ont souffert pour leurs convictions sous les régimes totalitaires et au début du XXIe siècle. Viatrovytch, selon Ukrinform, a rappelé une tragédie concrète : « Les victimes appartenaient en fait à toutes les confessions ». C'est pourquoi, comme le notait la publication, ce jour devait commémorer non pas une seule confession, mais toutes.
« Les victimes appartenaient en fait à toutes les confessions »
Les participants à la table ronde n'ont pas fixé de date précise. La proposition de Viatrovytch consistait à la déterminer après un débat public. Pour l'Institut ukrainien de la mémoire nationale, ce format était habituel : l'établissement s'occupe de l'histoire de la période totalitaire, des archives des répressions et de la mémoire des victimes du pouvoir soviétique ; le thème de la foi et des persécutions des croyants relevait donc naturellement de son champ d'attention.
Un métropolite à la même table
Stefan (Negrebetsky) est né en 1942. En 2013, il comptait parmi les participants du Conseil spirituel de la Maïdan, et en avril 2015, le Synode de la métropolie de Kyiv de l'Église orthodoxe apostolique l'a accueilli dans son ordre avec le siège d'archevêque de Kyiv et de Bohouslav. En décembre 2015, au concile d'unification à Kyiv, il est devenu métropolite de Kyiv et de toute l'Ukraine de l'Église orthodoxe apostolique en Ukraine. Le chemin vers cette décision avait commencé dès novembre 2015 : le 22 novembre, Volodymyr Motcharnyk et Oleg (Vedmedenko) avaient annoncé la création de l'Église orthodoxe ukrainienne non autocéphale. Le 29 novembre, le Synode de l'Église orthodoxe apostolique à Moscou les a libérés, a reconnu l'ÉOUNA comme Église sœur et a transféré la métropolie ukrainienne à une autonomie autocéphale, chargeant Stefan de convoquer le concile.
Le matériel publié ne cite pas les propos de Stefan lors de la table ronde. Sa présence est mentionnée dans la liste des participants, aux côtés des noms des représentants d'autres confessions et institutions.
Une plateforme interconfessionnelle
Le Conseil panukrainien des associations religieuses, ou CPRR, réunissait des communautés de différentes confessions et était l'une des plateformes par lesquelles l'Église orthodoxe apostolique en Ukraine menait son travail interconfessionnel. Au sein du Conseil, l'ÉOA était représentée par le protopresbytre Serguiï (Voutianov), recteur de la communauté de Kyiv et iconographe. Plus tard, le 10 février 2021, il s'est exprimé au nom de l'ÉOA et du CPRR lors du bilan de la Semaine de l'harmonie interconfessionnelle, où l'Ukraine a reçu le troisième prix de Jordanie.
Au printemps 2019, lorsque la Journée de la liberté de conscience était en discussion, la vie ecclésiale du pays était déjà restructurée autour de nouvelles entités. Deux mois après la table ronde, du 21 au 23 juin 2019, s'est tenu à Kyiv un concile au cours duquel l'Église a reçu un nouveau nom, l'Église orthodoxe ukrainienne autocéphale. La juridiction de l'archevêque Lorenzo d'Italie y a été rattachée et une déclaration en 12 points adoptée.
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