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La start-up odessite ADAM veut imprimer des os directement à l'hôpital

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Le 25 avril 2019, LIGA.Tech a repris le commentaire de Vladimir Oussov accordé à AIN.UA sur le nouveau projet ADAM. Kwambio, avec le fonds WeFund Ventures, lance un développement distinct, et Oussov en devient le CEO. L'objectif est ambitieux : imprimer des implants osseux et, à terme, des tissus mous et des organes directement à la clinique.

Vladimir Oussov n'a pas commencé par l'impression industrielle, mais par les livres. En 2010, il a acheté son premier iPad, et de cet achat est née l'idée de livres interactifs. En 2011, la maison d'édition Gutenbergz a vu le jour à Odessa. Son premier ouvrage, « Les Aventures de Sherlock Holmes », est sorti sur l'App Store le 2 décembre 2012, un an après la date prévue. Le lancement a coûté environ 25 000 $. En mars 2013, AIN rapportait 23 000 téléchargements, 70 % des ventes aux États-Unis et une équipe de sept personnes. La même année 2013, Oussov a vu pour la première fois une imprimante 3D lors d'une exposition à New York.

L'étape sérieuse suivante fut Kwambio, qu'Oussov a créée avec Dmitri Krivocheï. L'entreprise fabriquait des imprimantes 3D céramiques, et la production était installée à Odessa. En 2016, l'usine d'impression céramique atteignait un volume allant jusqu'à 1000 pièces par mois, et l'impression métal figurait dans les projets. Le modèle phare Ceramo One coûtait 25 000 $ et imprimait avec une précision de 20 µm à une vitesse de 160 mm/s. Il a été présenté au CES 2018, le plus grand salon de l'électronique grand public, à Las Vegas.

L'activité s'est développée grâce aux investissements et aux commandes. En octobre 2017, Kwambio a reçu 500 000 $ d'Empire State Capital Partners et d'Impulse VC. En 2015, l'équipe a suivi le programme Techstars à Boston, où elle a levé 650 000 $ auprès de Techstars et de business angels. Au CES 2019, l'entreprise a présenté la Ceramo Zero Max à 5 000 $ et la Ceramo Two à 45 000 $, et General Electric a commandé plusieurs imprimantes. À l'été 2018, Oussov évoquait des négociations avec la NASA sur un « atlas 3D du corps » pour la Station spatiale internationale. Il s'agissait de négociations, non d'un contrat, et aucun accord confirmé publiquement ne s'ensuivit.

Comment fonctionne ADAM

ADAM repose sur un autre défi. Pour l'impression osseuse, on utilise du bioverre et un biopolymère modifié. Les matériaux destinés aux implants osseux ont été testés en Suède, et les essais précliniques se déroulent en Ukraine. L'étape suivante, selon LIGA.Tech, devrait être les tissus mous, les vaisseaux et les organes. Le projet est présenté avec WeFund Ventures, et Oussov le dirige en tant que CEO.

Oussov a formulé l'idée principale dans un commentaire à AIN.UA, que LIGA.Tech a repris ainsi :

« permettra d'imprimer l'os ou l'organe nécessaire pour le patient directement à l'hôpital »

Si ce plan fonctionne, l'impression cessera d'être une tâche de laboratoire pour devenir une partie du travail clinique. Pour l'heure, il s'agit précisément de préclinique, c'est-à-dire de l'étape où la technologie est testée avant les essais sur l'homme.

Ce qui s'est passé ensuite

Le lancement d'ADAM était promis pour 2020. En juillet 2019, écrivait que le projet en était au stade préclinique et que l'arrivée sur le marché était attendue pour la fin 2020. Ceramo, à cette époque, était déjà présenté aux clients, parmi lesquels GE et Stanley, et l'équipe continuait de travailler sur deux fronts à la fois.

Le 20 janvier 2020, LIGA est revenue sur le sujet avec un grand article de Stas Iourassov, « L'homme imprimé. Comment les Odessites créent des os et des organes ». Le texte portait sur les essais précliniques sur animaux menés par l'équipe d'Odessa.

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Mathieu Blanchard

Auteur

Correspondant international

Photographie: Иллюстрация Maralles, создана с помощью ИИ