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Le portefeuille du commissaire-priseur : Mas sur la place de sur le marché

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Le 6 juillet 2011, AIN.UA a republié un article de Forbes Ukraine de Roman Sudolsky consacré à Iaroslav Maksimovitch, fondateur du site de ventes aux enchères. Le héros de l'article était Maksimovitch, mais Oleksii Mas, propriétaire du Réseau de bannières ukrainien (UBS), y commentait également la situation des réseaux de bannières.

L'article de Forbes Ukraine est consacré à l'histoire d'un entrepreneur internet. Iaroslav Maksimovitch a créé, un site de ventes aux enchères, et en quelques années a réussi à sortir deux fois du projet avec de l'argent. Les journalistes ont raconté comment cela s'est passé et ont expliqué le principe selon lequel Maksimovitch construisait son travail avec de nouveaux projets.

Deux transactions et un principe

En novembre 2007, Maksimovitch a vendu le paquet de contrôle d' aux sociétés DST et « Russian Funds » pour environ 0,5 million de dollars. Au début de 2010, l'enchère elle-même a été rachetée par Allegro, plateforme commerciale polonaise, pour environ 3 millions de dollars. Les deux transactions ont montré qu'un petit projet russophone peut trouver un acheteur disposant de moyens sérieux s'il fonctionne de manière stable et occupe sa niche.

L'idée principale de l'article appartient à Maksimovitch lui-même. Dans le capital-risque, selon son évaluation, il faut faire plus de paris. Sur dix projets, trois ou quatre échoueront, quatre à six seront moyens, et un ou deux couvriront tout le reste. Pour l'investisseur, c'est l'arithmétique du portefeuille, et c'est précisément sur cette arithmétique que repose la logique que Forbes Ukraine a mise en titre.

La thèse sur les paris concerne Maksimovitch, tandis que les journalistes n'ont accordé à Mas qu'une seule réplique sur un réseau concurrent. Cette répartition est importante pour comprendre l'article : le commentaire de Mas porte sur le marché de la publicité par bannières, et non sur les investissements en capital-risque.

Les réseaux de bannières en 2011

Un réseau de bannières vend des espaces publicitaires sur de nombreux sites à la fois, les regroupant en un seul paquet pour l'annonceur. L'activité repose sur le volume d'affichages, c'est pourquoi la place dans le classement des réseaux est directement liée au chiffre d'affaires. L'UBS lui-même, selon les données d'une interview de Mas du 21 mars 2008, fournissait alors 36 millions d'affichages par jour.

Le Réseau de bannières ukrainien a vu le jour en janvier 1999, fondé par Mas et Rouslan Dmitrakovitch. La première version a été écrite en Perl en trois semaines, pour un coût d'environ 100 dollars. Au fil des années, l'UBS est devenue l'un des acteurs notables du marché, et en 2009, pour les dix ans du réseau, Mas et ses partenaires ont organisé le premier Forum ukrainien des acteurs d'internet, futur iForum. Il a réuni 1 280 participants.

Le commentaire de Mas sur le projet concurrent de Maksimovitch était le suivant :

« Aujourd'hui, ils sont à la 3e-4e place parmi les grands réseaux de bannières »

Il s'agissait de, que Maksimovitch a fondé en 2001. Selon Mas, l'Ukraine compte environ une quinzaine de grands réseaux de bannières, et figure dans le premier quarté selon cet indicateur. L'estimation du chiffre d'affaires annuel du projet a été donnée par l'un des concurrents : environ 200 000 dollars. Ce chiffre est cité dans l'article comme l'opinion d'un concurrent, et non comme les données de l'entreprise elle-même.

Ce qui s'est passé ensuite

Pendant que Forbes Ukraine écrivait sur la recherche d'acheteurs et les paris sur de nouveaux projets, Mas lui-même travaillait au lancement d'un service de messagerie. Mail.ua a été présenté en test fermé le 22 août 2008. Mas a été l'architecte du service, et le projet a reçu plus d'un million de dollars d'investissements du groupe « Internet Invest ».

À l'été 2012, Mail.ua est passé à Mail.ru Group. La vice-présidente de Mail.Ru Group, Anna Artamonova, a confirmé l'achat. Selon des données non officielles, la transaction s'est faite pour environ 500 000 dollars, et le service comptait alors environ 300 000 utilisateurs.

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Arthur Ellington

Photographie: Maralles